
Tendinites, ténosynovites et ostéopathie à Montpellier

Une tendinite correspond à une douleur et/ou une inflammation d’un tendon (souvent liée à une surcharge mécanique), tandis qu’une
ténosynovite désigne l’inflammation du tendon associée à celle de sa gaine synoviale.
Ces troubles font partie des causes fréquentes de douleurs articulaires et de douleurs de l’appareil locomoteur, notamment chez les sportifs, les travailleurs manuels et lors de gestes répétitifs.
Au cabinet, la prise en charge est individualisée et s’inscrit dans une logique de réduction des contraintes (gestes, posture, mobilité) et d’optimisation de la récupération.
Si vous cherchez un ostéopathe à Montpellier pour une douleur de tendon persistante (épaule, coude, poignet, genou, cheville), l’objectif est d’identifier ce qui entretient la surcharge locale (chaîne musculaire, mobilité, appuis, compensation).
Important : l’ostéopathie s’inscrit en complément du suivi médical. En cas de douleur brutale après traumatisme, rougeur/chaleur importante, fièvre, gonflement majeur, perte de force ou suspicion de rupture : un avis médical est prioritaire.
A – Tendinites et ténosynovites : comprendre le problème
Étiologie (causes fréquentes)
Les tendinites et ténosynovites sont le plus souvent liées à une sur-sollicitation (volume d’entraînement, geste professionnel, reprise trop rapide) ou à une répartition inadaptée des contraintes.
Elles peuvent aussi être favorisées par des facteurs généraux (fatigue, stress, sommeil insuffisant), une technique gestuelle imparfaite, des déséquilibres musculaires ou un déficit de récupération.
On retrouve notamment :
- des mouvements répétitifs ou des gestes violents (surmenage, micro-traumatismes),
- des maladies rhumatismales (polyarthrite rhumatoïde…),
- une diminution de la vascularisation locale,
- des infections aiguës ou chroniques (staphylocoques, streptocoques, Mycobacterium marinum),
- des facteurs mécaniques associés : raideurs articulaires, perte de mobilité, appuis ou posture défavorables.
À noter : une origine infectieuse dentaire peut parfois entretenir une tendinite chronique (à faire évaluer médicalement si suspicion).
Symptômes
- douleur localisée à la pression,
- douleur déclenchée par certains mouvements (contraction/étirement),
- gonflement visible ou sensation de “cordon” douloureux,
- parfois sensation de frottement (crépitements) à la mobilisation,
- gêne fonctionnelle : perte d’endurance, limitation de geste, appréhension.
Traitements médicaux (repères)
- repos relatif ou adaptation (diminution de charge) + reprise progressive,
- immobilisation temporaire (attelle) si indiquée,
- anti-inflammatoires non stéroïdiens locaux ou généraux selon avis médical,
- kinésithérapie : renforcement progressif, travail excentrique, correction gestuelle,
- infiltrations de corticoïdes (hors tendon) selon indication médicale,
- hydratation, étirements adaptés et optimisation du sommeil/récupération.
Intérêt de l’ostéopathie (approche complémentaire)
L’ostéopathie vise à restaurer la mobilité des articulations et des tissus (fascias, muscles) afin d’améliorer la répartition des contraintes mécaniques.
Des articulations plus mobiles et des chaînes musculaires mieux équilibrées sollicitent moins excessivement les tendons.
Cette logique s’inscrit dans l’ostéopathie ostéo-articulaire à Montpellier, particulièrement lorsque la douleur est liée au mouvement, à l’effort ou à la posture.
Lorsque le contexte global (fatigue, transit, récupération) fait partie du tableau, une approche complémentaire peut relever de l’ostéopathie viscérale (ex. travail fonctionnel sur les émonctoires : foie, reins, intestins) afin d’accompagner l’équilibre général et le confort.
B – Principales tendinites rencontrées
1 – Ténosynovite de De Quervain (poignet / pouce)
Inflammation des tendons du long abducteur et du court extenseur du pouce,
provoquant une tuméfaction douloureuse au niveau du poignet. Souvent liée aux gestes répétitifs de préhension (sport, bricolage, travail, usage intensif du téléphone).
2 – Tendinite de la patte d’oie (genou interne)
Douleur interne du genou fréquente chez le coureur, cycliste ou tennisman,
située à quelques centimètres sous l’articulation. Les facteurs mécaniques (appuis, hanche, bassin) sont souvent à considérer.
3 – Tendinite du tendon d’Achille
Douleur d’insertion souvent marquée le matin, améliorée par la mise en mouvement.
Un traitement précoce et une gestion de charge sont essentiels pour éviter la chronicité (adaptation, renforcement progressif, travail du mollet).
4 – Tendinite poplitée
Douleur postéro-externe du genou, parfois aggravée à la descente et à la course. Les contraintes de rotation et d’appui peuvent jouer un rôle.
5 – Tendinite de la coiffe des rotateurs
Fréquente chez les sportifs pratiquant des gestes au-dessus de la tête (natation, tennis, cross-training). Elle peut évoluer vers une bursite ou une rupture.
Si la douleur concerne l’épaule, voir aussi : douleur d’épaule.
6 – Tendinite du sus-épineux
Douleur à l’élévation du bras avec accrochage douloureux sous l’acromion. Souvent associée à une perte de mobilité de l’omoplate, du rachis dorsal ou des côtes supérieures.
7 – Épicondylite / épitrochléite (tennis elbow / golf elbow)
Douleurs du coude liées à des gestes répétitifs, nécessitant une prise en charge globale du membre supérieur (poignet, épaule, cervicales) et de la charge d’activité.
8 – Syndrome fémoro-patellaire
Douleur antérieure du genou augmentée par les escaliers, la position assise prolongée ou l’accroupissement. L’axe hanche–genou–cheville et la gestion de charge sont déterminants.
Pour aller plus loin sur les douleurs mécaniques et articulaires : prise en charge ostéo-articulaire à Montpellier.
François-Xavier CORNE – Ostéopathe D.O. à Montpellier
