
Fertilité · DPI et FIV · Mise à jour : 15 septembre 2026
Vous envisagez un diagnostic préimplantatoire à Montpellier en raison d’un risque de maladie génétique familiale ? Voici à qui s’adresse le DPI, comment se déroule le parcours au sein d’une FIV et à quel moment un accompagnement ostéopathique peut vous aider à mieux supporter ses contraintes physiques.
Le diagnostic préimplantatoire en bref
- En France, le DPI est réservé à des situations strictement encadrées, lorsqu’un risque avéré de transmettre une maladie génétique grave et incurable a été identifié.
- Il nécessite une FIV : des cellules embryonnaires sont analysées avant qu’un embryon non porteur de l’anomalie recherchée puisse être proposé au transfert.
- Le DPI réduit le risque de transmission ciblé, mais il ne garantit ni l’obtention d’un embryon transférable ni la survenue d’une grossesse.
Qu’est-ce qu’un diagnostic préimplantatoire ou DPI ?
Le diagnostic préimplantatoire est un examen génétique réalisé dans le cadre d’une fécondation in vitro. Après le développement des embryons au laboratoire, quelques cellules sont prélevées et analysées afin de rechercher l’anomalie génétique précisément identifiée dans la famille. Les embryons non porteurs de cette anomalie peuvent ensuite être proposés au transfert ou conservés, selon les résultats et la stratégie médicale.
Le terme international PGT, pour Preimplantation Genetic Testing, regroupe plusieurs types de tests génétiques préimplantatoires. En France, le mot DPI désigne une pratique légalement encadrée qui ne doit pas être confondue avec un dépistage systématique de tous les chromosomes de tous les embryons.
Des échecs d’implantation répétés, l’âge maternel ou une FIV précédente infructueuse ne constituent pas, à eux seuls, l’indication française habituelle d’un DPI. La demande doit concerner un risque génétique identifié et être examinée par les équipes spécialisées compétentes.
Qui peut bénéficier d’un DPI à Montpellier ?
Le DPI peut être envisagé lorsqu’une personne ou un couple présente un risque avéré de transmettre à l’enfant une maladie génétique d’une particulière gravité, reconnue comme incurable au moment du diagnostic. Ce risque est documenté lors d’une consultation de génétique et confirmé dans le cadre réglementaire prévu en France.
Il n’existe pas de liste simple permettant de décider seul à partir du nom d’une maladie. L’indication dépend de la variation génétique identifiée, de son mode de transmission, de la gravité de la maladie et de la faisabilité du test sur les cellules embryonnaires. Le centre de DPI étudie donc chaque dossier individuellement.
Le CHU de Montpellier dispose d’une activité de diagnostic préimplantatoire associant médecine de la reproduction et génétique. Pour savoir si votre situation relève de cette prise en charge, le premier interlocuteur reste le médecin généticien, le gynécologue ou l’équipe qui connaît votre histoire familiale.
Comment se déroule un parcours de DPI en FIV ?
Le parcours comporte une phase génétique, une préparation technique puis une FIV. Il est souvent plus long qu’une FIV sans analyse génétique, car le test doit être conçu et validé pour la maladie recherchée avant le cycle de traitement.
- Consultation de génétique : l’anomalie familiale, le risque de transmission et les différentes options reproductives sont expliqués.
- Étude du dossier : l’indication réglementaire et la faisabilité médicale et biologique sont examinées par le centre spécialisé.
- Mise au point du test : le laboratoire prépare l’analyse correspondant à l’anomalie recherchée ; des prélèvements familiaux peuvent être nécessaires.
- Stimulation et ponction : une FIV est réalisée afin d’obtenir plusieurs ovocytes puis des embryons.
- Biopsie et analyse : quelques cellules sont prélevées sur les embryons ayant atteint le stade requis, puis le laboratoire recherche l’anomalie ciblée.
- Résultats et transfert : si un embryon non porteur et transférable est disponible, l’équipe discute avec vous de la suite du parcours.
Les modalités exactes, notamment la conservation des embryons et le moment du transfert, dépendent du protocole du centre. Les recommandations européennes insistent sur l’information génétique préalable, la traçabilité des échantillons et la coordination entre les équipes de FIV et de génétique.
Pourquoi peut-il rester peu d’embryons après le DPI ?
Le nombre d’embryons transférables dépend de plusieurs filtres successifs. Tous les ovocytes recueillis ne sont pas nécessairement matures ; tous ne fécondent pas ; tous les embryons n’atteignent pas le stade permettant la biopsie ; certains résultats peuvent être non concluants ; enfin, une partie des embryons peut porter l’anomalie recherchée.
Il est donc possible qu’un cycle n’aboutisse à aucun embryon pouvant être transféré, même si la stimulation et la ponction se sont déroulées normalement. À l’inverse, lorsqu’un embryon est considéré comme non porteur de l’anomalie ciblée, cela ne prédit pas à lui seul son implantation : l’âge, le potentiel embryonnaire, l’endomètre et d’autres facteurs médicaux continuent d’intervenir.
Cette attrition est souvent l’une des dimensions les plus difficiles du parcours. Demander au centre des explications chiffrées adaptées à votre anomalie et à votre situation est plus utile que de comparer votre dossier à un taux global trouvé sur Internet.
Le DPI augmente-t-il les chances de réussite d’une FIV ?
L’objectif premier du DPI français est d’éviter la transmission de la maladie génétique recherchée, pas d’augmenter globalement la fertilité. Il permet de sélectionner, pour cette anomalie précise, les embryons pouvant être proposés au transfert. Il ne corrige pas une diminution de la réserve ovarienne, n’améliore pas la qualité des ovocytes et ne garantit pas que l’embryon s’implantera.
Les résultats doivent donc être interprétés à deux niveaux : la possibilité d’obtenir un embryon non porteur de l’anomalie familiale, puis la possibilité qu’un transfert conduise à une grossesse. L’équipe de DPI est la seule à pouvoir donner une estimation personnalisée à partir de la maladie concernée, de l’âge, du bilan ovarien et des antécédents de FIV.
Pour comprendre la procédure reproductive elle-même, consultez le guide consacré à la FIV à Montpellier. Si votre interrogation porte plutôt sur un transfert sans grossesse, la page sur l’échec d’implantation embryonnaire répond à cette intention différente.
Pourquoi consulter un ostéopathe pendant un parcours de DPI ?
Le DPI ajoute au parcours de FIV une attente génétique, des incertitudes et parfois plusieurs cycles. Les injections, les examens répétés, la stimulation ovarienne, la ponction, les déplacements et la charge émotionnelle peuvent s’accompagner de douleurs lombaires ou pelviennes, de tensions abdominales, d’un sommeil perturbé ou d’une respiration plus crispée.
L’intérêt d’une consultation ostéopathique est alors concret : travailler sur les symptômes et les contraintes corporelles qui rendent le parcours plus difficile. L’examen peut porter sur le bassin, le sacrum, la région lombaire, l’abdomen, le diaphragme, la respiration et les conséquences d’une chirurgie ou d’une endométriose. Les techniques sont adaptées à votre sensibilité et à la phase du protocole.
Cette prise en charge peut aider à diminuer certaines tensions, retrouver plus de confort dans les mouvements et mieux récupérer entre les étapes. Elle ne modifie pas l’analyse génétique, ne sélectionne pas les embryons et ne prétend pas augmenter le taux de grossesse. C’est un accompagnement du corps et du vécu du parcours, complémentaire au travail des équipes de génétique et de PMA.
Les recommandations de l’ESHRE encadrent l’organisation, le conseil génétique, la biopsie et la qualité du diagnostic préimplantatoire. En parallèle, les études consacrées aux approches manuelles en gynécologie rapportent des effets possibles sur la douleur, la mobilité et la qualité de vie, même si leur niveau de preuve reste hétérogène. La consultation ostéopathique s’appuie donc sur des objectifs fonctionnels mesurables : réduire les tensions, favoriser la mobilité abdomino-pelvienne, améliorer la respiration et aider le corps à mieux supporter les différentes étapes du parcours.
Quand programmer une séance par rapport à la stimulation ?
Avant le début de la stimulation, une séance permet généralement un examen plus libre du bassin, du dos, de l’abdomen et de la respiration. C’est souvent le moment le plus simple si vous présentez déjà des douleurs, une cicatrice sensible ou des tensions liées au stress.
Pendant la stimulation, une consultation reste envisageable pour le confort, avec des techniques douces et sans pression inadaptée sur une zone ovarienne sensible. Informez toujours l’ostéopathe du traitement, du stade du protocole et des consignes du centre.
Après la ponction ou le transfert, les recommandations médicales priment. Une douleur intense, un gonflement important, un malaise, des vomissements répétés, un saignement inhabituel ou un essoufflement imposent de contacter d’abord l’équipe médicale. Il n’existe aucune séance manuelle obligatoire destinée à faire « accrocher » un embryon.
Apportez le calendrier de la FIV, les dates estimées de stimulation et de ponction, vos antécédents de chirurgie et la localisation de vos symptômes. La consultation pourra ainsi viser un résultat clair : moins de douleur, une meilleure mobilité, une respiration plus confortable ou une récupération facilitée.
Questions fréquentes sur le DPI à Montpellier
Quelle différence entre DPI et PGT ?
PGT est le terme international regroupant plusieurs tests génétiques préimplantatoires. En France, le DPI est une pratique légalement encadrée, proposée pour rechercher une anomalie génétique familiale identifiée dans une situation répondant aux critères prévus.
Peut-on demander un DPI après plusieurs échecs de FIV ?
Des échecs de FIV ou d’implantation ne suffisent pas, à eux seuls, à ouvrir l’accès au DPI français. Une consultation médicale doit rechercher les causes possibles. Le DPI concerne avant tout un risque documenté de transmission d’une maladie génétique grave et incurable.
Combien de temps dure le parcours ?
Il n’existe pas de délai unique. L’étude génétique du dossier, la mise au point du test, les examens de FIV et les disponibilités du centre peuvent prendre plusieurs mois. Le centre de Montpellier pourra fournir une estimation adaptée à l’anomalie recherchée et à l’avancement de votre dossier.
Le prélèvement de cellules abîme-t-il l’embryon ?
La biopsie est réalisée par des laboratoires spécialisés selon des procédures strictes, mais aucun acte biologique n’est présenté comme dépourvu de toute limite. L’équipe doit vous expliquer la technique, ses performances, le risque de résultat non concluant et les modalités de suivi.
Le DPI garantit-il un enfant non atteint ?
Le DPI réduit le risque lié à l’anomalie précisément recherchée, sans constituer une garantie absolue sur l’ensemble de la santé future. Le centre explique les performances du test et peut recommander un suivi ou une confirmation pendant la grossesse selon la situation.
Quel est le meilleur moment pour consulter en ostéopathie ?
Une séance avant la stimulation est souvent la plus simple pour réaliser un bilan global et travailler avec davantage de liberté sur le bassin, le dos, l’abdomen et la respiration. Pendant le traitement, l’approche est adaptée à la sensibilité ovarienne et aux consignes médicales afin de favoriser le confort, la mobilité et la récupération.
Pour replacer ce contenu dans l’ensemble du parcours, consultez la page pilier ostéopathie et fertilité à Montpellier. Les patientes suivies hors de France trouveront également un guide distinct sur la FIV en Espagne depuis Montpellier.
Être accompagné pendant votre parcours de DPI
Vous suivez une FIV avec diagnostic préimplantatoire et ressentez des douleurs, des tensions ou une fatigue corporelle importante ? La consultation est adaptée à vos symptômes, à votre calendrier et aux recommandations du centre de DPI.
Prendre rendez-vous à Montpellier
Préparer concrètement une FIV
Sources
- Agence de la biomédecine. Diagnostic préimplantatoire : indications, encadrement et parcours. 2025.
- CHU de Montpellier. Centre et parcours de diagnostic préimplantatoire à Montpellier.
- ESHRE PGT Consortium Steering Committee, et al. Good practice recommendations for the organisation of PGT. Human Reproduction Open. 2020.
- Ruffini N, et al. Osteopathic manipulative treatment in gynecology and obstetrics: a systematic review. Complement Ther Med. 2016.
Contenu d’information générale. L’indication du DPI, le conseil génétique et le protocole de FIV relèvent exclusivement des équipes médicales spécialisées.
