
Fertilité · Infertilité féminine · Mise à jour : 15 septembre 2026
Comment savoir si l’on est infertile ? Des règles irrégulières, des douleurs pelviennes ou une endométriose peuvent justifier un bilan, mais l’absence de symptôme n’exclut pas une difficulté à concevoir. Seule une évaluation médicale du couple permet d’en rechercher les causes.
À retenir
- On parle généralement d’infertilité après 12 mois de rapports réguliers sans contraception et sans grossesse.
- Un bilan peut être proposé après 6 mois lorsque la femme a 35 ans ou plus, et plus tôt en présence d’un facteur de risque connu.
- Les principales causes concernent l’ovulation, les ovaires, les trompes, l’utérus ou l’endométriose.
- Un bilan de fertilité concerne les deux partenaires dès le départ.
- En complément du bilan médical, l’ostéopathie peut accompagner les douleurs, les tensions et la mobilité abdomino-pelvienne au cours d’un projet de grossesse ou d’un parcours de PMA.
Comment savoir si l’on est infertile ?
Il n’existe pas de signe unique permettant de savoir avec certitude si une femme est infertile. Certaines causes provoquent des règles irrégulières, une absence de règles, des douleurs pelviennes ou des rapports douloureux. D’autres restent silencieuses jusqu’au moment où une grossesse tarde à débuter.
L’Organisation mondiale de la Santé définit l’infertilité par l’absence de grossesse après au moins 12 mois de rapports sexuels réguliers non protégés. Ce délai constitue un repère médical : il ne signifie pas qu’une grossesse est impossible.
Quand consulter sans attendre un an ? Un avis médical plus précoce est indiqué notamment après 35 ans, en cas de cycles très irréguliers ou absents, d’endométriose connue, d’antécédent d’infection ou d’intervention pelvienne, de traitement anticancéreux ou de difficulté sexuelle empêchant les rapports.
Quelles sont les principales causes d’infertilité chez la femme ?
L’infertilité féminine peut avoir plusieurs origines, parfois associées. Dans certains couples, aucune cause précise n’est retrouvée malgré un bilan complet : on parle alors d’infertilité inexpliquée.
Les troubles de l’ovulation
Une ovulation absente ou irrégulière réduit le nombre de périodes pendant lesquelles une fécondation peut survenir. Des cycles espacés, très variables ou absents peuvent constituer un signe, sans suffire à établir un diagnostic.
Les causes possibles comprennent notamment le syndrome des ovaires polykystiques, certains troubles thyroïdiens, une élévation de la prolactine, une insuffisance ovarienne prématurée ou une perturbation hypothalamique liée, par exemple, à un déficit énergétique important.
Des règles régulières sont-elles une garantie de fertilité ? Non. Elles rendent une ovulation régulière plus probable, mais ne renseignent pas à elles seules sur les trompes, l’utérus, la réserve ovarienne, la qualité ovocytaire ou les paramètres spermatiques.
L’âge et la fonction ovarienne
L’âge féminin est un facteur majeur de fertilité. Le nombre d’ovocytes disponibles et leur potentiel reproductif diminuent avec le temps, avec une accélération de cette évolution au cours de la deuxième moitié de la trentaine.
Le dosage de l’AMH et le compte des follicules antraux peuvent aider le médecin à estimer la réserve ovarienne et à adapter une prise en charge. Ces examens ne mesurent toutefois pas directement la qualité des ovocytes et ne permettent pas, seuls, de prédire une grossesse naturelle.
L’obstruction ou l’altération des trompes
Les trompes permettent la rencontre entre l’ovocyte et les spermatozoïdes. Elles peuvent être altérées après une infection génitale — notamment une infection à Chlamydia —, une salpingite, une intervention chirurgicale, des adhérences ou une endométriose.
Une trompe bouchée ne provoque souvent aucun symptôme. Sa perméabilité est évaluée au moyen d’un examen médical tel qu’une hystérosalpingographie ou une hystérosonographie avec produit de contraste, selon le contexte.
Les anomalies de la cavité utérine
Certains polypes, fibromes déformant la cavité, adhérences intra-utérines ou anomalies congénitales peuvent gêner l’implantation ou augmenter le risque de fausse couche. Leur importance dépend de leur localisation et de leur taille : la présence d’un fibrome n’explique donc pas automatiquement une infertilité.
L’échographie pelvienne est généralement l’un des premiers examens réalisés. Une hystéroscopie ou une imagerie complémentaire peut être proposée si une anomalie de la cavité est suspectée. La qualité de la muqueuse utérine est abordée plus précisément dans l’article consacré à l’endomètre trop fin.
L’endométriose et l’adénomyose
L’endométriose peut être associée à une inflammation, à des adhérences, à une atteinte des trompes ou des ovaires et à une altération de l’environnement pelvien. Son impact varie fortement d’une patiente à l’autre : de nombreuses femmes atteintes d’endométriose obtiennent une grossesse spontanément.
Des règles très douloureuses, des douleurs pendant les rapports, des douleurs pelviennes persistantes ou certains troubles digestifs cycliques doivent être signalés au médecin. Pour approfondir ce sujet, consultez la page consacrée à l’endométriose et son accompagnement à Montpellier.
Le facteur cervical et la glaire
La glaire cervicale participe au passage des spermatozoïdes autour de l’ovulation. Cependant, son apparence ne permet pas de diagnostiquer une infertilité. Le test post-coïtal de Hühner n’est plus recommandé comme examen initial systématique du bilan d’infertilité.
Quels examens composent un bilan d’infertilité féminine ?
Le bilan est personnalisé en fonction de l’âge, de la durée des essais, des cycles, des antécédents et de l’examen clinique. Il peut comprendre :
- un entretien médical détaillé sur les cycles, les grossesses antérieures, les douleurs et les traitements ;
- une échographie pelvienne pour observer l’utérus et les ovaires ;
- des dosages hormonaux choisis selon le contexte ;
- une évaluation de l’ovulation lorsque celle-ci est incertaine ;
- une exploration de la perméabilité des trompes ;
- une évaluation de la réserve ovarienne lorsqu’elle est pertinente ;
- un spermogramme du partenaire, généralement réalisé dès le début du bilan.
L’infertilité n’est pas uniquement une question féminine. Un facteur masculin peut être présent seul ou associé à un facteur féminin. Étudier les deux partenaires évite de retarder le diagnostic et la prise en charge.
Quand commencer un bilan de fertilité ?
Chez une femme de moins de 35 ans sans facteur de risque connu, un bilan est habituellement envisagé après 12 mois d’essais. À partir de 35 ans, les recommandations proposent généralement une évaluation après 6 mois. Au-delà de 40 ans ou en présence d’un antécédent susceptible d’affecter la fertilité, une consultation plus rapide est justifiée.
Le premier interlocuteur peut être le médecin traitant, le gynécologue ou une équipe spécialisée en médecine de la reproduction. La page Ostéopathie et fertilité à Montpellier présente également les limites et la place possible d’un accompagnement complémentaire au parcours médical.
Pourquoi consulter un ostéopathe dans un parcours de fertilité ?
Dans un projet de grossesse, une consultation ostéopathique permet de prendre en compte les douleurs et les gênes qui peuvent rendre le parcours plus difficile : tensions du bassin ou des lombaires, inconfort abdomino-pelvien, règles douloureuses, gêne digestive ou sensation de mobilité limitée.
L’examen ostéopathique recherche les restrictions fonctionnelles du bassin, du sacrum, de la région lombaire, du diaphragme et des tissus abdomino-pelviens. Selon ce bilan, le travail peut associer des approches articulaires, viscérales et crâniennes afin d’améliorer le confort, la mobilité et la récupération physique.
Cet accompagnement peut être proposé lors d’un désir de grossesse naturel ou pendant un parcours de PMA — stimulation, ponction, transfert embryonnaire ou insémination — en adaptant toujours les séances aux symptômes, aux antécédents et au calendrier médical. Il peut aussi être pertinent lorsque l’endométriose, les douleurs pelviennes ou lombaires et certaines tensions digestives altèrent le quotidien.
Des études ont exploré les thérapies manuelles et ostéopathiques dans l’endométriose, la dyspareunie et le syndrome des ovaires polykystiques. Elles rapportent des résultats encourageants sur certains symptômes, la douleur, la qualité de vie ou des paramètres physiologiques, mais les travaux restent peu nombreux et hétérogènes. Ils justifient un accompagnement raisonné, sans permettre de garantir une grossesse ni un meilleur taux de naissance.
La consultation ostéopathique complète le bilan gynécologique et le suivi médical : elle ne traite pas une trompe obstruée, une réserve ovarienne diminuée ou une cause hormonale. Son objectif est d’accompagner la patiente sur les dimensions fonctionnelles qui relèvent du champ de l’ostéopathie.
Dans une démarche globale, l’activité physique peut aussi être adaptée au cycle, à l’état de santé et au parcours de soins. Voir les conseils sur les exercices et la fertilité au cours du cycle menstruel.
Questions fréquentes
Quels sont les premiers signes d’une infertilité féminine ?
Des cycles absents ou irréguliers, des douleurs pelviennes ou une endométriose peuvent constituer des signaux d’alerte. Mais de nombreuses causes ne produisent aucun symptôme. Le délai sans grossesse et le bilan médical restent les éléments déterminants.
Comment reconnaître une ovulation de mauvaise qualité ?
Cette expression ne correspond pas à un diagnostic précis que l’on pourrait établir à partir des sensations ou de la glaire. Le médecin recherche surtout si une ovulation a lieu et évalue le contexte ovarien, hormonal et gynécologique.
Une trompe bouchée provoque-t-elle des symptômes ?
Le plus souvent, non. Une obstruction tubaire peut être découverte seulement pendant le bilan. Certains antécédents — infection génitale, salpingite, chirurgie ou endométriose — augmentent néanmoins le niveau de suspicion.
L’endométriose rend-elle forcément infertile ?
Non. L’endométriose augmente le risque de difficulté à concevoir, mais son effet est variable. Une grossesse spontanée reste possible, notamment lorsque l’atteinte est limitée et qu’aucun autre facteur n’est présent.
Peut-on être infertile avec des règles régulières ?
Oui. Des cycles réguliers ne permettent pas d’écarter une atteinte des trompes ou de l’utérus, une endométriose, une diminution de la réserve ovarienne ou un facteur masculin.
Quel examen permet de savoir si une femme est infertile ?
Aucun examen isolé ne répond à cette question. Le diagnostic repose sur l’histoire du couple et sur plusieurs évaluations ciblées : ovulation, échographie, trompes, réserve ovarienne selon le contexte et spermogramme du partenaire.
Vous souhaitez être accompagnée dans votre parcours de fertilité ?
Au cabinet de Montpellier, François-Xavier Corne réalise un bilan ostéopathique personnalisé pour identifier les tensions et restrictions fonctionnelles susceptibles de limiter la mobilité du bassin, de l’abdomen ou du diaphragme. L’objectif est de favoriser un environnement corporel plus libre et mieux équilibré, afin que votre organisme puisse exprimer au mieux sa physiologie pendant le désir de grossesse ou le parcours de PMA.
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Sources scientifiques et médicales
- Organisation mondiale de la Santé — Infertility, fiche d’information.
- Assurance Maladie — Comprendre l’infertilité et ses causes.
- Assurance Maladie — Le bilan médical de l’infertilité.
- American Society for Reproductive Medicine — Fertility evaluation of infertile women.
- American College of Obstetricians and Gynecologists — Female age-related fertility decline.
- International evidence-based guideline for polycystic ovary syndrome, 2023.
- European Society of Human Reproduction and Embryology — Endometriosis Guideline.
- De Strooper et al., 2024 — Traitement ostéopathique manuel chez les femmes atteintes d’endométriose : symptômes, fertilité et qualité de vie.
- Davis et al., 2020 — Traitement ostéopathique et paramètres du tonus sympathique chez des femmes présentant un syndrome des ovaires polykystiques.
- Trahan et al., 2019 — Revue systématique des thérapies manuelles dans la dyspareunie.
Contenu informatif : il ne remplace pas une consultation, un diagnostic ou un traitement médical individualisé.
