
L’infertilité féminine peut avoir de nombreuses origines : un trouble ou une absence d’ovulation liés à un dérèglement hormonal, une anomalie anatomique de l’appareil génital (acquise ou congénitale), les séquelles d’une maladie gynécologique (infection, fibrome utérin, obstruction des trompes, polypes, ovaires polykystiques, endométriose), ou encore un désordre de la glaire cervicale. Cet article présente les principales causes connues — le diagnostic, lui, relève toujours d’un bilan médical réalisé par votre gynécologue.
1 – Les troubles de l’ovulation
Des règles absentes ou irrégulières sont souvent le signe d’un trouble de l’ovulation. C’est l’une des causes les plus fréquentes d’infertilité féminine.
Origine centrale : l’ovaire n’est pas en cause
Le déclenchement de l’ovulation dépend de l’hypophyse, elle-même stimulée par l’hypothalamus. Située à la base du cerveau, l’hypophyse joue le rôle de véritable chef d’orchestre hormonal : un dérèglement à ce niveau perturbe tout le cycle.
Origine périphérique : une anomalie des ovaires
Les principales anomalies ovariennes sont le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), la diminution précoce de la réserve ovarienne, l’insuffisance de production de progestérone et, plus rarement, les tumeurs ovariennes.
2 – Les anomalies anatomiques acquises
Un obstacle au niveau de l’utérus ou des trompes peut empêcher la rencontre entre l’ovocyte et les spermatozoïdes, ou l’implantation de l’embryon dans l’utérus.
L’obstruction des trompes peut être due :
À une salpingite, c’est-à-dire une infection des trompes par un germe sexuellement transmissible (gonocoque, chlamydia).
À une grossesse extra-utérine : l’ovocyte fécondé se développe en dehors de la cavité utérine, ce qui peut léser la trompe.
À l’endométriose, qui peut atteindre les trompes et les obstruer progressivement.
Les atteintes de l’utérus peuvent être causées par :
Un fibrome, tuméfaction bénigne du muscle utérin qui augmente le volume de l’utérus et comprime les tissus voisins. On estime que 5 à 10 % des infertilités féminines sont liées à un fibrome.
Des polypes, excroissances bénignes de l’endomètre, qui peuvent se développer dans la cavité utérine ou le col.
Des synéchies utérines, cicatrices qui accolent les parois de l’utérus à la suite d’infections ou de curetages, et qui gênent la nidation de l’embryon. La qualité de la muqueuse utérine joue d’ailleurs un rôle central dans l’implantation : c’est le sujet de notre article sur l’endomètre trop fin.
3 – Les anomalies anatomiques congénitales
Environ 7 % des patientes présentent un trouble de la fertilité lié à une malformation congénitale de l’utérus. La plus fréquente est l’utérus cloisonné (présence d’un septum).
4 – L’endométriose
L’endométriose se caractérise par le développement de tissu de type endométrial en dehors de la cavité utérine. Elle peut prendre plusieurs formes : péritonéale (petits implants sur le péritoine), ovarienne (kystes appelés endométriomes) ou profonde (infiltrant le muscle utérin, la cloison recto-vaginale, les ligaments utérins, la paroi de la vessie ou de l’intestin).
Une cause encore mal connue
L’endométriose est une maladie hormono-dépendante, liée à la présence d’œstrogènes : elle touche les femmes en âge de procréer. Son origine exacte reste mal comprise.
Endométriose et fertilité
L’endométriose réduit les chances de conception : le processus inflammatoire qui l’accompagne modifie la composition du liquide péritonéal et altère la réceptivité de l’endomètre, tandis que les adhérences cicatricielles peuvent créer un obstacle mécanique. Nous détaillons cette prise en charge sur notre page dédiée à l’endométriose.
5 – Les anomalies de la glaire cervicale
La glaire cervicale est indispensable au passage des spermatozoïdes vers l’utérus. Une glaire insuffisante en quantité ou en qualité peut avoir pour origine un manque d’œstrogènes, un déficit de production lié à un traitement du col (chirurgie, conisation), une infection gynécologique, ou la présence d’anticorps dirigés contre les spermatozoïdes.
Et l’ostéopathie dans tout cela ?
Face à ces différentes causes, le bilan et le suivi médical restent bien entendu la priorité : rien ne remplace l’avis de votre gynécologue. En complément de ce parcours, un travail sur la mobilité du bassin et l’équilibre du terrain fonctionnel peut accompagner votre projet de grossesse, y compris en parcours PMA ou FIV. Pour découvrir cet accompagnement au cabinet, consultez notre page ostéopathe fertilité à Montpellier.
